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cadre_onglet_h_g.png » Breves du mois de Septembre 2009
Cybercriminalité 
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Retrouvez en ligne les infos recueillies pour vous sur le Net en ce mois de Septembre 2009.
Bonne lecture.
                                                              BREVES                                                                Septembre 2009



Pour lire les informations cliquez sur les liens....


Une jeunesse à l'humeur pirate, USA Renforcent leur potentiel de cyberguerre, Alain Juillet outre atlantique‏

MANIFESTE POUR LA CRÉATION D’UNE ORGANISATION HACKER EN FRANCE

Alain Juillet traverse l’Atlantique

Une jeunesse à l’humeur pirate

Les influences américaines

Les USA renforcent leur potentiel de cyberguerre

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Fusion Police-Gendarmerie ? , conversations enregistrées sur SKYPE, roumains interpellés pour cybercriminalité‏

La fusion police-gendarmerie est-elle possible ?

Les conversations de Skype enregistrées par un cheval de Troie

Des Roumains interpellés pour cybercriminalité

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Archives de l'INA (scandales sur Internet), IE et renseignement, zapping de la sécurité, dangers des réseaux sociaux‏

Archives de l’INA : Scandales sur Internet

INTELLIGENCE ECONOMIQUE ET RENSEIGNEMENT

Le zapping de la sécurité (juillet et août 2009)

Sécurité : AVG pointe les dangers des réseaux sociaux

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J'ai sélectionné pour vous : Technologies de surveillance… ou de discrimination ?‏

Si les statistiques de la délinquance ressemblaient aux personnes les plus surveillées par ceux dont le métier est de regarder les écrans de contrôle des systèmes de vidéosurveillance, les jeunes femmes en mini-jupe ou décolletés pigeonnants deviendraient probablement l’ennemi public n°1, talonnées de près par les personnes vêtues d’accoutrements particulièrement étonnants, ou qui ont des comportements quelque peu anormaux (personnes qui s’arrêtent au beau milieu du flux des gens, repassent inlassablement devant la caméra, s’obstinent à rester sur le quai et à ne pas prendre le métro, et caetera).

Ces dernières n’ayant pas précisément le “bon profil” des délinquants, ceux dont le métier est de nous vidéosurveiller se rabattent donc généralement, et de préférence, sur les jeunes (de banlieue / basanés / de couleur / encapuchonnés / rroms / en bande), les SDF et les “marginaux“. Regarder, toute la journée, des images de vidéosurveillance n’est pas particulièrement gratifiant, et pour tout dire relativement ennuyeux. Il y a quelques années, un de ces employés s’était ainsi plaint qu’en plus, “les images sont en noir et blanc“.

Vidéodiscrimination :

Depuis, la technologie a évolué, la couleur a tendance à se généraliser, certains systèmes sont même couplés à des modules improprement qualifiés d’”intelligents” et censés aider le regardant à identifier les comportements suspects, ou déviants, mais le fond du problème reste entier. La vidéosurveillance permet d’abord et avant tout de stigmatiser certaines catégories de la population considérées, a priori, comme criminogènes, quand bien même elles n’auraient rien fait de répréhensibles, et n’auraient rien à se reprocher.

Noé Le Blanc, auteur de plusieurs articles très fouillés démontrant, études universitaires et indépendantes à l’appui, l’inefficacité de la vidéosurveillance, soulignait ainsi l’an passé que, en Grande-Bretagne :

15% du temps passé par les opérateurs devant leurs écrans de contrôle relèverait du voyeurisme, 68% des noirs qui sont surveillés le sont sans raison spéciale, tout comme 86% des jeunes de moins de 30 ans, et 93% des hommes. En résumé, un jeune homme noir a beaucoup plus de probabilité d’être vidéosurveillé par les caméras, mais du coup, ça ne correspond plus à la délinquance.
Les caméras, c’est comme des boites en carton peintes en noir sur des poteaux, mais ça coûte beaucoup plus cher : ça n’affecte presque rien, sauf votre porte-monnaie, par rapport à l’investissement réalisé. Ce sont de gros panneaux publicitaires pour une politique répressive, une certaine idéologie : partout il est écrit attention aux méchants, on va tous les avoir, et c’est comme ça qu’il faut se comporter.”

Plutôt que de parler de vidéosurveillance, ou encore de “vidéoprotection” -comme tente de le faire le ministère de l’Intérieur-, Noé Le Blanc propose ainsi de parler de “vidéodiscrimination“, puisque la vidéosurveillance, c’est aussi “l’institutionnalisation, et la technologisation, du délit de faciès“, ou de “vidéonormalisation“, avec comme exemple ces centres commerciaux qui, au moyen de la vidéosurveillance, créent “des zones d’apartheid social et géographique” (1).

Comment sont nés les instruments du contrôle social ?

Dans un article passionnant, Marco Cicchini, qui prépare une thèse sur la police au siècle des Lumières, rappelle de son côté comment la numérotation des maisons, aujourd’hui considérée comme banale, fut elle aussi pensée et conçue comme un “instrument du contrôle social” :

Objet banalisé par plus de deux siècles de pratiques quotidiennes, la numérotation des maisons apparaît en Europe à partir du siècle des Lumières comme un outil administratif et policier. Imposée aux populations par les pouvoirs publics, elle reconfigure durablement les perceptions de l’espace urbain. Grâce au numéro, la localisation des populations ne repose plus sur l’interconnaissance entre voisins ou sur la connaissance intime du territoire, mais sur des coordonnées numériques qui désignent et assignent une place à chacun dans la ville.
Instrument d’identification, le numérotage des maisons devient en même temps, à l’instar du passeport, un support de l’identité administrative des personnes. (…) Les «gens sans aveu», ceux dont aucune attestation ne permet l’identification ou la connaissance, sont traqués et chassés hors des villes comme fauteurs de désordre.
Sortir de l’ombre les indésirables que masquent la densité et l’anonymat du tissu urbain, débusquer les individus désaffiliés pour les contrôler, rendre connaissables ceux que la proximité vicinale ne permet plus d’identifier : registres de police, certificats, éclairage public et numérotation des maisons sont quelques-unes des techniques de surveillance en plein essor au XVIIIe siècle. Toutes, de près ou de loin, contribuent à l’étatisation du contrôle social.”

Certains, d’ailleurs, le vivent mal, au point d’aller effacer les nouveaux numéros inscrits par les autorités à l’entrée de leurs maisons, pour protester contre cette “nouvelle forme de contrôle (qui) porte atteinte à la dignité des personnes en faisant peser le soupçon policier sur tous“.

Dans leur livre “Sous surveillance !” Françoise de Blomac et Thierry Rousselin rappellent de leur côté que “les passeports, destinés aux voyageurs qui devaient se rendre dans des pays étrangers en passant de port en port“, ont évolué afin de “protéger le pays contre les étrangers“, ou pour “encarter” certaines catégories de la population (nomades, ouvriers, juifs…) que les autorités voulaient surveiller.

Au nombre des premiers fichés -ou surveillés- figuraient ainsi les vagabonds, et les pestiférés, comme le rappelle Vincent Denis dans son ouvrage sur les origines de la société de surveillance, “Une histoire de l’identité“, facilitant d’autant le mouvement de déshumanisation qui a depuis accompagné l’essor fulgurant des technologies et politique de surveillance, comme le soulignait de son côté Armand Mattelart dans “La globalisation de la surveillance“.

Du panoptique centralisé et clos à la surveillance distribuée, omniprésente et mobile :

Avec le développement des grandes villes et des états modernes, les outils de surveillance ont ainsi “suivi et ordonné, et non plus réfréné ou paralysé, les multiples formes de mobilité, afin d’en développer les potentialités“, et permis aux autorités de déployer un certain nombre de dispositifs de surveillance policiers et sanitaires chargés de dresser des limites, frontières, de chasser les étrangers et les “indésirables“, tout en garantissant la sécurité des biens et des personnes dûment autorisées à y résider, et s’y déplacer.

Avec le développement des technologies, c’est la nature même de la surveillance qui a changé. C’est en tout cas la thèse de Fernanda Bruno, professeure associée à l’université de Rio de Janeiro, dans un article publié dans le n° d’été 2009 de Wi, revue universitaire canadienne consacrée aux liens entre médias et mobilité.

Aujourd’hui, les instruments de contrôle social se sont complexifiés, densifiés et la surveillance, diffuse et omniprésente, s’est “distribuée“. Le modèle n’est plus celui du panoptique, qui permet -à l’instar de ce qui se passe en prison- de centraliser la surveillance de toute une communauté.

D’ordinaire associée aux forces d’inertie ou de rétention, la surveillance sert aussi et surtout, aujourd’hui, à faciliter nos déplacements, et la “libre circulation” (ou non) des gens, des biens et des marchandises.

A contrario, la mobilité, qui permettait précisément d’échapper aux instruments de surveillance, et politiques de contrôle, tend à devenir interdépendante des technologies qui, en tout ou partie, relèvent aussi de la surveillance : géolocalisation (GPS, outils de cartographie), cloud computing et web 2.0, CB et transactions électroniques, sans oublier, bien sûr, la téléphonie mobile.

Être en mouvement revient souvent à être surveillé, dans la mesure où il n’existe plus de distance matérielle, spatiale, temporelle ou informationnelle entre le système de surveillance et l’individu (ou l’objet) surveillé. (…)
La mobilité n’est plus un élément pouvant potentiellement mettre en danger ou perturber les espaces sous surveillance, mais ce qui est garanti, et sécurisé, par la surveillance.”

Dans le même temps, l’immobilité, tout comme la non-utilisation de ces outils de communication (et de surveillance), sont, elles, perçues comme une menace ou un motif de suspicion (2) :

Si, d’un côté, la vidéosurveillance des espaces publics garantit la mobilité des citoyens qui ont un accès libre à la consommation, élargissant leur espace de mobilité sécurisée au-delà de leurs “enclaves fortifiées”, d’un autre côté, ils contribuent également à un processus de gentrification (embourgeoisement) éloignant des espaces vidéosurveillés une autre partie de la population, celle dont la mobilité est perçue comme menaçante, et qu’il convient de contrôler et enrayer.”

Alors que le modèle panoptique impliquait la surveillance des individus dangereux, dans des espaces clos, afin d’établir une norme comportementale au sein d’une population déviante, la “surveillance distribuée” vise à rassurer, et protéger, les “victimes virtuelles“, et à faire fuir, ou identifier, les “suspects potentiels.

En opposant ainsi deux types de population, l’une présumée innocente, et victimisée, l’autre présumée délinquante, et à exclure, les technologies de surveillance -qu’elles soient à vocation sécuritaires, ou non- ne pourraient dès lors qu’entraîner toujours plus de suspicion, de violences, de discriminations et d’exclusion.


Demain : moins de délinquance, mais plus d’insécurité :

Cette fuite en avant technologique est d’autant plus problématique qu’elle intervient également au moment où les gouvernements (en France notamment) prévoient de réduire les effectifs de la police, et de transférer certaines de ses missions à des entreprises de sécurité privée, associée à des technologies de surveillance.

Olivier Hassid, universitaire spécialiste de la “gestion du risque en secteur public” avait ainsi brillamment décrypté le cynisme de ce transfert de compétence dans le Livre blanc de l’organisation patronale de la sécurité privée :

La société française sera confrontée dans les dix prochaines années à une baisse relative du nombre de crimes et de délits. Parallèlement, le sentiment d’insécurité se maintiendra à des niveaux élevés et sera alimenté par des faits divers violents relayés par les médias.
Dans ces conditions, la société française sera confrontée à une déconnexion toujours plus forte entre sentiment d’insécurité et faits réels d’insécurité. Pour rassurer les individus, un maillage plus étroit sera recherché entre acteurs publics et privés confrontés à ces problèmes.
Dans ce contexte, il serait rationnel que les gouvernements successifs baissent les effectifs de police, à moins que l’opinion publique ne les pousse à les maintenir à des niveaux élevés.
Parallèlement, les effectifs de sécurité privée continueront d’augmenter pour répondre à une demande de sécurité forte et pour compenser la décrue du nombre de policiers. La qualification du privé croîtra substantiellement (et) le secteur privé connaîtra, par conséquent, une institutionnalisation de plus en plus forte.”

Olivier Hassid reconnaissait également que “parallèlement, les forces de l’ordre devront plus cibler leurs actions et, notamment, allouer leurs ressources sur des “zones reconnues par tous comme à risque” : certains quartiers d’habitat social, zones de prostitution et de deal… La police devra alors de plus en plus faire état de sa force sur des espaces concentrés, ce qui accroîtra l’efficacité et l’efficience de son travail et entraînera un nombre croissant de bavures“.

Or, ce n’est pas forcément en multipliant le nombre de vigiles qu’on limitera le nombre de bavures, d’autant qu’ils sont a priori moins bien formés que ne le sont les policiers : il suffit en effet de 70 heures de formation -pour ceux qui ont une première expérience- ou de 115 heures -pour les nouveaux entrants- pour se voir décerner un certificat de qualification professionnelle “Agent de Prévention et Sécurité” (.pdf)


La vidéosurveillance ? Un “véritable fiasco” :

La multiplication du nombre de caméras de vidéosurveillance -et autres technologies de sécurité- ne peut entraîner qu’une démultiplication des technologies associées, et des employés chargés de les gérer, comme le rappelait de son côté André Gunthert, enseignant et chercheur à l’EHESS (école des hautes études et sciences sociales).

Trop d’informations tuent l’information, et cette infobésité est d’ailleurs en bonne partie ce qui a conduit le responsable policier de la vidéosurveillance à Londres, probablement la ville la plus vidéosurveillée au monde, de qualifier le programme dont il a la charge de “véritable fiasco“.

Car, et comme le souligne de son côté George Moreas, Commissaire principal honoraire de la Police Nationale (il dirigea l’Office central pour la répression du banditisme), “tout le monde est d’accord pour admettre que les caméras de vidéosurveillance n’ont aucune incidence sur la protection des citoyens, et la preuve est faite que ça ne sert pas à grand-chose pour diminuer la délinquance, sur la voie publique en tout cas. Il n’est donc pas « loyal » de parler de “vidéo-protection”.” :

Il va y avoir automatiquement un déplacement de la délinquance : on met des caméras dans une rue, ça va se déplacer dans une autre rue, on met le doigt dans un engrenage et ça ne va pas s’arrêter, il faudra installer d’autres caméras, et embaucher d’autres gens pour les regarder…
Ca ne limitera pas la délinquance, ça permettra par contre d’avoir le visage d’un agresseur, et éventuellement de l’identifier, et éventuellement de servir de preuve.
Mais là on a un vrai problème parce qu’il faut des images de grande qualité, ce qui n’est pas le cas la nuit, et on risque d’avoir un retournement de la preuve si on commence à demander au suspect : on voit que cette image te ressemble, prouve-nous que ce n’est pas toi sur les images…
On risque demain d’avoir : vous, madame, vous partez de chez vous avec votre portable, on sait où vous vous déplacez, on va coupler ça avec les caméras pour pouvoir vous suivre… C’est un exemple, c’est de la science-fiction, mais je suis un ancien policier, je m’exprime franchement, ça peut aller très loin l’automatisme en la matière.”

Ce qui s’est passé dans la foulée des attentats de Londres illustre bien cette spirale infernale : si les caméras de vidéosurveillance n’ont pas empêché les terroristes de tuer, elles ont par contre contribué à la mort de Jean Charles de Menezes, ce Brésilien tué de plusieurs balles dans la tête par des policiers qui trouvaient qu’il ressemblait à ceux qui avaient été identifiés, grâce aux images de vidéosurveillance, comme étant des terroristes…

Signe supplémentaire des dysfonctionnements que de tels systèmes peuvent engendrer, alors que la police britannique avait déployé une énergie considérable afin de visionner des dizaines de milliers d’heures de vidéosurveillance, et retrouver la trace des terroristes, elle a prétexté un “problème technique” pour justifier l’absence d’images des derniers instants de cet innocent…

La surveillance ne fonctionne pas, mais… se vend très bien :

Alors que l’on ne met sur écoute téléphonique que les suspects -avec l’aval d’un juge-, nos déplacements urbains, tout comme les “logs” de ce que l’on fait sur l’internet, de nos conversations téléphoniques, ainsi que la géolocalisation de nos mobiles sont, a contrario, surveillés et conservés par principe, pendant des mois, voire des années. Au cas où…

La surveillance n’est plus seulement dissuasive, mais également préventive, et renverse donc la charge de la preuve, rompant avec le principe (démocratique) de la présomption d’innocence pour ériger un système de présomption de culpabilité que l’on associerait plus volontiers aux régimes totalitaires qu’à nos démocraties.

Dernier problème, et non des moindres : si ces technologies de surveillance sont relativement inefficaces, et qu’elles bouleversent durablement le contrat social, elles marchent par contre très bien d’un point de vue… électoraliste.

Taraudés, note Laurent Bonelli, enseignant-chercheur à Paris X, entre un désengagement de l’Etat, les pétitions des groupes de pression (de commerçants, petits propriétaires, etc.), la précarisation et la démoralisation des classes populaires (qui ont “des effets directs sur la délinquance juvénile“), les élus ont vite fait de céder aux sirènes, et d’acheter les diagnostics “catastrophiques” et “solutions” clefs en main des “experts de la sécurité“, que Bonelli préfère qualifier de “marchands de peur“.

Ainsi, et quand bien même les systèmes et politiques de surveillance n’ont guère d’impacts réels sur la criminalité, ils rassurent les “bonnes familles“, inquiètent les “mauvaises familles“, et servent ainsi et avant tout à faire (ré)élire ceux qui les ont installés. C’est même très probablement ce qu’elles font de mieux.

En France, le nombre de villes vidéosurveillées a augmenté de 50% entre 2005 et 2007. Et Michèle Alliot-Marie a annoncé son intention de tripler le nombre de caméras de vidéosurveillance sur la voie publique.

Dans le même temps, le gouvernement décidait de supprimer 10 000, puis 4800 policiers d’ici à 2012. Les entreprises de sécurité privée tablent, quant à elles, sur l’embauche de 150 000 personnes d’ici à 2015.

Quant aux industriels de la sécurité, le dernier graphique publié par SecurityStockWatch.com, qui s’intéresse à leurs performances boursières, date de mars 2008. Si les cotations boursières de toutes les valeurs baissaient depuis septembre 2007, les performances des industries sécuritaires restaient bien au-dessus de toutes les autres.
Notes :

1. propos tenus lors d’une table ronde, organisée par Jacques Boutault, le maire du II° arrondissement de Paris, sur la vidéosurveillance, et où intervenaient également Georges Moréas, André Gunthert et Laurent Bonelli.

2. situation d’autant plus explicite au Brésil que les problèmes de violence et d’insécurité ont entraîné le développement de quartiers sécurisés recourant largement aux technologies de surveillance, et aux sociétés de sécurité privée.

Source : (source InternetActu.net)

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L'OTAN doit "s'engager à long terme" en Afghanistan (Le Monde du 04/09/09)‏

Ades Fogh Rasmussen : l'OTAN doit "s'engager à long terme" en Afghanistan

LE MONDE | 04.09.09 | 15h25 • Mis à jour le 04.09.09 | 18h52


nders Fogh Rasmussen, le nouveau secrétaire général de l'OTAN, a rencontré à Paris, jeudi 3 septembre, le président français, Nicolas Sarkozy, le premier ministre, François Fillon, et les ministres des affaires étrangères et de la défense, Bernard Kouchner et Hervé Morin. M. Sarkozy a plaidé pour un "changement de stratégie" en Afghanistan, afin que la population puisse prendre en main sa "sécurité" et son "destin".

Un objectif que M. Rasmussen affirme partager dans l'entretien qu'il accorde au Monde. Et cela alors que les Etats-Unis débattent d'un renforcement des troupes et d'une réorientation de l'action sur le terrain. Le général Stanley McChrystal, commandant des forces américaines et alliées en Afghanistan (103 000 soldats dont 63 000 Américains), vient de remettre un nouveau rapport au président Barack Obama.

Les opinions américaine et européenne doutent de l'intervention militaire en Afghanistan. On évoque une "vietnamisation" du conflit. Faut-il imaginer une stratégie de sortie de crise ?

Je préfère parler de l'avenir et d'une "afghanisation". Il s'agit de transférer progressivement la responsabilité de leur destin aux Afghans eux-mêmes. Pour cela, il faut d'abord développer les capacités des forces de sécurité afghanes. Il était donc crucial de développer une mission de formation et d'entraînement des troupes par l'OTAN. Dans les mois qui viennent, il faudra augmenter la capacité de cette mission.

Je suis soucieux de conserver le soutien des opinions publiques. Il faut expliquer clairement pourquoi nous sommes en Afghanistan : d'abord pour préserver notre propre sécurité. Nous ne pouvons permettre que se crée dans ce pays un nouveau refuge pour des terroristes. Notamment parce que le pays voisin, le Pakistan, est une puissance nucléaire. Il faut donc s'engager à long terme.

Ensuite, il faut démontrer des progrès significatifs. S'il est essentiel de transférer la responsabilité de leur sécurité aux Afghans, il est tout aussi essentiel d'expliquer les progrès réalisés dans le domaine civil. La lutte contre la drogue est un succès : selon l'ONU, la culture de l'opium a été réduite de 20 % par rapport à 2008. Nous avons construit 3 500 écoles. Le pays compte 7 millions d'élèves, dont 2 millions de filles. Désormais, 85 % des Afghans ont accès aux services de santé essentiels, contre 6 % auparavant. Nous avons aussi construit 13 000 km de routes.

Des responsables militaires américains proposent une nouvelle stratégie pour obtenir l'adhésion de la population. Faut-il augmenter les forces militaires ?

Il faut effectivement centrer la mission sur la population. Il est prématuré de fixer le nombre exact des troupes supplémentaires nécessaires pour engager plus fortement les Afghans et développer les forces de sécurité nationales. Les pays membres devront d'abord examiner les évaluations auxquelles a procédé le général McChrystal, mais je suis déjà convaincu qu'il faut augmenter les effectifs des formateurs des forces de sécurité, dans le cadre de la mission OTAN. Il faut augmenter le nombre de soldats, mais de soldats afghans.

Demandez-vous un engagement supplémentaire de la France ?

La France devra, comme tous les alliés, se prononcer sur l'évaluation du général McChrystal. Je tiens, en tout cas, à souligner la qualité de son engagement et je suis certain qu'elle le poursuivra.

Vous préparez pour 2010 le "nouveau concept stratégique" de l'OTAN qui définira ses missions pour les années à venir. Quels sont ses axes ?

Je veux impliquer le public dans un processus très transparent. Des séminaires, des réunions publiques seront organisés. J'ai désigné un groupe de douze experts dont le travail commence vendredi à Bruxelles. Le but est d'obtenir un consensus sur la définition de la mission de l'OTAN au XXIe siècle. Il s'agit de transformer et de réformer l'Alliance pour affronter les nouvelles menaces : terrorisme, prolifération des armes, cybercriminalité, et même changement climatique, car il va influer sur la sécurité globale du monde.

Cette redéfinition sera le levier des réformes de l'OTAN. Nous devons rendre nos armées plus flexibles : 70 % d'entre elles sont stationnaires, ce qui est un héritage de la guerre froide. Il faut renforcer leur mobilité et leur capacité à se déployer. La tâche principale de l'OTAN restera la défense territoriale de l'Europe et de l'Amérique du Nord. Mais il faut comprendre que cette défense commence désormais dans d'autres régions du monde, dont l'Afghanistan.

Quelle place aura l'Union européenne dans ce cadre ?

Le retour intégral de la France dans l'OTAN va augmenter le poids des Européens dans l'Alliance. Le 9 septembre, le poste de commandement de la transformation de l'OTAN va être transféré à un général français, Stéphane Abrial, à Norfolk en Virginie. C'est historique. Au-delà, il est crucial d'améliorer la coopération OTAN-Europe. Il a été impossible de conclure un accord de sécurité OTAN-UE en Afghanistan. Cela pose un problème de sécurité pour le personnel sur place. Je prendrai des initiatives prochainement.

Quelles relations avec la Russie dans le nouveau schéma ?

Nous devons développer un partenariat stratégique et une coopération pratique avec Moscou. Nous sommes confrontés à des menaces semblables. J'ai reçu des indications positives de la Russie. Des divergences existent, sur la Géorgie ou l'élargissement de l'OTAN. La politique de la porte ouverte restera un principe fondamental de l'Alliance. J'espère que graduellement nous allons parvenir à de meilleures relations.

Propos recueillis par Nathalie Guibert et Jean-Pierre Stroobants

Article paru dans l'édition du 05.09.09

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Ces espions venus d'ailleurs, Rapport sur la sécurité humaine, Pédophilie et Cybercriminalité en Afrique, sites sociaux et sécurité‏

Rapport Unesco La sécurité humaine : approches et défis

La pédophilie, un acte puni par loi au Mali !

Les médias d’information, entre faire savoir et faire croire” Conférence au CLEMI

Comment la Côte d’Ivoire est devenue la plaque tournante de la cybercriminalité ?

Utilisateurs des sites sociaux et sécurité

Cybercriminalité au Bénin : Des domaines publics en vente sur le Net

Les ”geeks” à la conquete de Wall Street

Ces espions venus d’ailleurs

Un ancien commandant du GIGN rejoint une société de sécurité internationale

Vie privée – vie publique, la nouvelle frontière

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Données personnelles
Les membres de la commission Libertés du Parlement européen ont mis en garde le Conseil, le 3 septembre, sur la négociation en cours entre l'Union et les États-Unis portant sur les transferts de données via le réseau SWIFT. Les eurodéputés remettent en cause la base juridique retenue par le Conseil et souhaitent être associés à l'élaboration de l'accord. Ils cherchent à garantir au mieux le respect de la vie privée des citoyens européens lors des transferts de données.

Lire

Pari/Internet
Pour la première fois, la Cour de Justice des Communautés européennes a jugé, dans un arrêt du 8 septembre, que l'interdiction faite par la réglementation d'un État à des opérateurs proposant des jeux de hasard par Internet peut être considérée comme compatible avec le droit communautaire. Si la Cour confirme sa jurisprudence antérieure en statuant qu'une interdiction de ce type constitue en principe une restriction à la liberté de prestation de service, elle innove toutefois en recevant les raisons d'intérêt général avancées par l'État portugais, jugeant la réglementation portugaise proportionnée et nécessaire à la réalisation des objectifs de lutte contre la fraude et la criminalité.

Lire

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Spécila sécurité, de nouveaux voyoux au Bénin, Vademecum IE, etc...‏

INTELLIGENCE ÉCONOMIQUE VADEMECUM DES CCI DE PARIS – ILE-DE-FRANCE

Spécial sécurité : hacking de la finance et finances du hacking

Le Net fait de nouveaux voyous au Bénin

La chasse à l’homme, une culture en jachère

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Ouvrage sur les libertés numériques, Prohibition 2.0, bientôt tous des bigs brothers, Obama met en garde les lycéens sur Facebook, Journées de l'onnovation et de l'IE‏

Des libertés numériques (Ouvrage)

Prohibition 2.0 : qu’est-ce qu’un contenu préjudiciable ?

Bientôt tous des petits ”Big Brothers”

5 conseils pour éviter les paiements frauduleux

Comment les entreprises font-elles face aux nouvelles menaces ?

CRIE : L’Etat monte la garde !

Obama met des lyceens en garde contre les vices de Facebook

Journées de l’Innovation et de l’Intelligence Economique 2009

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Un nouveau poste de délégué ministériel à l'IE créé à Bercy et piloté par l'Elysée‏

Un nouveau poste de délégué ministériel à l’intelligence économique est créé à Bercy, et piloté par l’Élysée

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guerre psycho et conquête idéologique, fausses attaques pour tester les salariés, les espions sont parmi nous‏

Risque numérique, fractures sociales et crises de la transmission

Décret n° 2009-1122 du 17 septembre 2009 relatif au délégué interministériel à l’intelligence économique

Spécial sécurité : hacking de la finance et finances du hacking

Plus de 4 millions de sites Internet diffusent des images d’enfants exploités sexuellement

Des fausses attaques testent la vigilance des salariés

RAID vs GIGN : la vérité des chiffres

De la guerre psychologique à la conquête idéologique

Les espions sont parmi nous…

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JP Pinte et identité numérique, audit de sécurité, développement IE Afrique, risque numérique, ...‏

Jean-Paul Pinte sur l’identité numérique à Paris 2.0

L’audit, pierre angulaire de la sécurité informatique

Les développements de l’intelligence économique en Afrique

Risque numérique, fractures sociales et crises de la transmission

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Pour info : Guerre sourde entre gendarmes et policiers sur le renseignement (Le Monde du 22/09/09)‏

Guerre sourde entre gendarmes et policiers sur le renseignement

LE MONDE | 21.09.09 | 14h42 • Mis à jour le 21.09.09 | 20h33

Le sigle RG, qui a désigné pendant des années les Renseignements généraux, n'a pas disparu. A plusieurs reprises, ces dernières semaines, les policiers de la sous-direction de l'information générale (SDIG), héritière des RG depuis la réforme de 2008, ont eu la surprise d'entendre leurs interlocuteurs leur dire : "Ah mais vos collègues des RG sont déjà passés !" C'est arrivé, en juin par exemple, lors des élections européennes lorsqu'ils se sont présentés à la porte d'un semencier distributeur de produits Monsanto dans le Gard, où était attendu José Bové. Les collègues "RG" étaient passés : RG comme... Renseignement gendarmerie.

L'utilisation du sigle, contestée par la gendarmerie nationale mais rapportée par plusieurs policiers, révèle le climat de concurrence exacerbée qui règne entre les deux forces de sécurité dans le domaine du renseignement. Le conflit, qui dure depuis plusieurs mois, s'est encore envenimé ces derniers temps avec l'apparition dans les départements d'officiers de la gendarmerie chargés de coordonner le renseignement. Ainsi, dans son édition du 17 août, le quotidien Sud-Ouest présentait-il dans ce nouveau rôle, au sein du groupement du Lot-et-Garonne, une jeune femme, le capitaine Delphine Séguier.

Un peu partout, d'autres officiers prennent en ce moment leurs marques. En cause : la loi sur la gendarmerie du 3 août qui spécifie officiellement, pour la première fois, que la gendarmerie "contribue à la mission de renseignement et d'information des autorités publiques".

Réunis, depuis le 1er janvier, sous la même tutelle du ministère de l'intérieur, policiers et gendarmes veillent jalousement sur leurs prérogatives. Les gendarmes n'ont pas apprécié qu'à la faveur de la réforme du renseignement policier, les anciens RG, rattachés à la sécurité publique, s'organisent à l'échelon départemental.

Profitant alors de la déstabilisation des services policiers, ils ont riposté en renforçant leurs propres équipes. Les "cellules renseignement" de la gendarmerie existent depuis 1994 mais désormais les brigades territoriales, traditionnelles interlocutrices jusqu'ici des policiers ex-RG, refusent de leur donner leurs informations...

Depuis, les tensions n'ont cessé de croître. Déjà en juin, les préfets s'étaient émus de cette situation dans une note de synthèse envoyée au gouvernement. "Certains préfets, écrivent-ils en citant les départements de la Drôme, du Lot, du Pas-de-Calais, des Hautes-Pyrénées, et de la Haute-Saône, constatent que depuis la création des SDIG, la gendarmerie départementale développe des cellules de renseignement, parfois même en zone police (Pas-de-Calais), troublant ainsi les relations et la cohérence d'action des deux services." Vingt-deux préfets, précise le document, "estiment souhaitable de clarifier les attributions d'un SDIG dont la compétence départementale (...) est souvent contestée par la gendarmerie. Il s'agit avant tout d'éviter les doublons ou, au contraire, le non-traitement de données importantes, voire de perdre des informateurs désorientés"...

GENDARMES EN CIVIL :

Sur le terrain, les incidents se multiplient. Et plus personne ne sait très bien qui fait quoi. C'est ainsi que le SNUIpp-FSU de l'Hérault, principal syndicat de l'école primaire, a fini par écrire en février au directeur des services départementaux de l'éducation nationale pour dire son étonnement, dates à l'appui, concernant des visites répétées de gendarmes désireux de savoir "si tout se passait bien". "Cela faisait suite à l'observation de très nombreux parents qui, au moment de l'occupation de certaines écoles, l'ont pris comme une manoeuvre d'intimidation, témoigne Patrick Toledano, secrétaire régional du SNUIpp-FSU. Avec les RG, c'est plus soft, ils téléphonent."

Ulcérés, certains policiers jurent même avoir aperçu des gendarmes habillés en civil lors de manifestations, notamment dans le Nord. Cette possibilité existe, répond-t-on à la direction de la gendarmerie, mais "à titre exceptionnel, lors de manifestations violentes". Or, depuis leur réunion sous une même tutelle, policiers et gendarmes sont contraints de s'entendre pour se coordonner et envoyer un même chiffrage des manifestations locales. Les territoires se confondent mais la guerre des nerfs, elle, se poursuit.

Isabelle Mandraud

Article paru dans l'édition du 22.09.09

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Europe numérique
L'European Internet Foundation (EIF) publie un rapport sur la place de l'Europe dans le monde numérique à l'horizon 2025. Issu d'une réflexion collective débutée en 2008, ce rapport part d'une analyse des tendances technologiques et des implications économiques et politiques de la révolution numérique pour adresser des recommandations précises aux décideurs politiques. Le rapport sera présenté officiellement le 29 septembre.

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Protection/données

Le Contrôleur européen de la protection des données (CEPD) a publié, le 24 septembre, son rapport 2008. Celui-ci établit que des progrès significatifs ont été réalisés concernant le rôle de supervision et de conseil du CEPD. Si la plupart des organes et institutions communautaires suivent la bonne voie en matière de respect des règles relatives à la protection des données, la CEPD insiste toutefois sur l'intensification des contrôles systématiques et du suivi dans la mise en oeuvre des recommandations.

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M. Jean-Paul PINTE
Docteur en information scientifique et technique, Maître de conférences, Expert en veille et intelligence compétitive - Laboratoire d'ingénierie pédagogique - Université Catholique de Lille.
http://veillepedagogique.blog.lemonde.Fr
http://lewebpedagogique.com/cultureinformationnelle

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